Catharsis

Le règne de la peur

Par Saïd Ahmiri

Fallacieux ou encore marionnettiste si ce n’est sournois, il y a tant de qualificatif pour définir le message implicite des discours anxiogènes des chefs d’État à propos d’une éventuelle menace d’attentat d’ores et déjà annoncé meurtrier et à l’arme non-conventionnelle type NRBC – nucléaire, radiologique, biologique, chimique -. Une campagne mensongère dans les pays atlantistes légitimant ainsi la continuation de la calomnieuse guerre contre le terrorisme face à la nébuleuse Al-Qaïda, l’organisation internationale d’Oussama Ben Laden, Abou Mohamed al-Masri et Ahmed al-Hisawi revendiquant l’établissement de régimes islamistes dans les pays à majorité musulmane d’où émergera le rétablissement du Califat dont les idéaux sacrés par la Sunna vont à l’encontre des intérêts occidentaux. Quoi de plus évident alors que d’entendre dans le camp opposé à ce doux rêve partagé par des myriades de musulmans aspirant à un nouvel âge d’or de leur civilisation, des formules politiques aux sous-entendus viscéraux pour climatiser le règne de la peur. Ce spectre de crainte ambiante parait semblable à l’émotion inconnue qui résulte de la fin proche et immuable de leur souveraineté capitaliste de l’Occident sur les restes d’un monde unipolaire, la mort de l’Occident, et à contre-courant sur l’ensemble des évolutions naturelles des civilisations métissées ô combien riche de cultures à partager, à en comprendre les valeurs et à en apprécier les vertus. Les récents débats sur le voile en Europe et le vote sur les minarets suisses prouvent que cette longue campagne médiatique, de Hollywood à TF1, de cette dantesque diabolisation de l’Islam en général et non pas seulement de l’Islam radical est parvenue à modeler les esprits chétifs et facilement contrôlable soit par une confiance aveugle envers les institutions gouvernementales, soit par la hantise d’une forme novatrice d’insécurité urbaine réclamant ainsi des mesures préventives par-delà l’ancienne cité de l’ordre moral. Deux raisons parmi d’autres pouvant être cumulable.

Afghanistan : Le théâtre de l’idéologie du terrorisme imaginaire

Lors de la levée des rideaux le 20 janvier 2009, l’ambiance d’un thriller qui nous le savons cherche à provoquer chez le spectateur une certaine tension, voire un sentiment de peur, était donnée et le décor déjà planté à l’entrée du sauveur. Une habile mise en scène fondée autour d’une opaque brume dissimulant pour les non-initiés en matière de géostratégie une pure idéologie guerrière anglo-saxonne de spectrale néo-domination eurasienne à l’instar du Grand Jeu d’Arthur Conolly face à la Russie seule et clairement avouée dans le Grand Échiquier de Zbigniew Brzezinski contre le duopole étatique Chine et Russie. Une doctrine belliciste transmise aux mains de Petraeus à McChrystal par un prétoire de stratèges ignorant tout du tribalisme hétéroclite des nombreux peuples tadjik, ouzbek, hazara, pachtoune, des régions reculées d’Asie Centrale et qui font leurs rapports au secrétaire à la Défense Robert Gates déjà en poste également au Pentagone depuis le 18 décembre 2006. Lui, un membre du CFR depuis 1987 proche de plusieurs personnalités ayant eu un rôle important dans le scandale Iran-Contra.

La nouvelle ligne de conduite impérialiste des oeuvres martiales du nouveau commandeur en chef des légions sanguinaires de GI’s conquérants accompagnés des prétoriens sans foi, ni loi du mercenariat DynCorp ou Blackwater devenu Xe demeure en toute évidence dans la stricte continuité de la stratégie du 1 % de risque de menaces pour la sécurité de la nation américaine et ensuite de leurs alliés atlantistes, capitalistes danois, français, allemands, britanniques, italiens, espagnols, etc. Un concept architecturé sur la gestion de la peur élaboré par le fidèle bras droit, Dick Cheney, du belliqueux George W. Bush qui a été sans nulle doute un tyran plus despotique encore que le vicieux empereur romain Titus ayant cependant eu le courage de réclamer ouvertement l’élimination des hommes menaçants à ses yeux tandis que ce précédent locataire de la Maison Blanche passa par la CIA pour organiser secrètement son programme noir d’assassinats ciblés au moyen de drones sans devoir rendre de comptes à personne avant de définitivement quitter la scène, avant de devoir confier les rennes de l’hyperpuissance hégémonique en plein déclin à un lapin sorti du chapeau.

Certes, les temps ont probablement changé depuis l’empire romain, la tragédie grecque contre les Taliban, contre ces fous de Dieu de l’école de pensée soufiste Deobandi pakistanaise financée par les radicaux conservateurs wahhabites de l’Arabie Saoudite, elle, se poursuit toujours avec ardeur. Dans ce vaste horizon de croisades néocolonialistes de l’Afghanistan et du Pakistan puis bientôt contre le progressif croissant chiite duodécimain de l’Iran, ismaélien et alaouite de la Syrie au zaïdite du Yémen et au-delà encore sur la plaque continentale africaine de la Somalie sunnite chaféite aux autres pays sub-sahariens formant le Sahel, la quête de solutions salutaires pour le bien-être de la fragile société contemporaine de l’Ouest, fabriquée de toutes pièces par la réclame intempestive des chaînes télévisées, étant d’une nécessité absolue à en croire la somme de tous les speechs présidentiels depuis Ground Zero, les vaines promesses aussi enchanteresses que messianiques de l’empirique Barack H. Obama, sans la moindre expérience internationale et seulement trois années sénatoriales au Capitole, s’apparentent à de belles paroles envoûtantes. De beaux discours scénarisés par les portes-paroles néoconservateurs du consortium Carlyle et qui sont imbibés de la pusillanimité analogue à tous ses prédécesseurs depuis les mensonges sur les incidents du golfe de Tonkin ayant ainsi fait entrer les États-Unis de Lyndon Johnson en guerre contre le Viêt-Cong d’Hô Chi Minh.

« L’idéologie de la peur et de la haine s’est révélée plus efficace et dangereuse qu’aucune autre arme. Plus meurtrière et dévastatrice qu’aucune opération militaire. Plus destructive et contagieuse qu’aucune arme de destruction massive. Car elle s’attaque à l’homme lui-même et à tout ce qui l’a rendu humain, alors que les autres agressions se contentent, généralement, de son physique, de ses possessions, de ses ressources ou de son environnement. C’est cette stratégie de conquérir l’homme qui induit les nouveaux inquisiteurs à la conquête des sociétés plutôt qu’à celle des États. » précise Youssef Aschkar [1]. De très nombreux documentaires ficellés et reportages sur les arcanes du pouvoir washingtonien relatent l’analogie des faits de cette terreur propagandiste embellie d’une chemise de droiture irréprochable qui est véhiculée dans des allocutions doctrinales chaleureusement saluées de chaque côté de l’Atlantique, de l’académie militaire des chairs à canons de West Point jusqu’à la tribune souillée des prix Nobel à Oslo. Le pacifisme d’Obama est à l’image de son changement promis, totalement inexistant à ce jour.

Dans le dernier coup de théâtre en date en Afghanistan, l’annulation du second tour de l’élection présidentielle par le candidat Abdullah Abdullah qui a précédé les félicitations de la communauté internationale pour le président réélu Hamid Karzaï [2] malgré les fraudes électorales criées des mêmes bouches élogieuses, l’a rendu légitime aux yeux de tous tel un tour de magie. Plus personne n’en parle. Lorsque la corruption se lie en toute clarté à la superchérie, les masques tombent, les enjeux réels se profilent dans le panorama et les objectifs officiels resteront à l’état de projet. Karl Marx rapportait déjà en son temps que « l’idéologie sert de masque à la domination d’un groupe d’êtres. » On peut se mentir à soi-même ainsi qu’aux esprits endoctrinés formant la majorité mais pas aux autres consciences éveillées de la minorité qui tant bien même toutes ne sont pas bonnes à dire, tôt ou tard la vérité finit toujours par leur éclater au visage.

Afghanistan, le cimetière des Empires

Afghanistan, le cimetière des empires

Comme la célèbre bataille des Thermopyles qui s’est déroulée en -480 où une petite coalition de 7000 soldats grecs menés par le roi agiade Léonidas Ier de Sparte résistèrent aux Perses du roi achéménide Xerxès Ier qui étaient plus de 200 000, on ne peut que saluer la volonté du changement du paysage politique autant que la résistance héroïque de 20 000 insurgés afghans pratiquant une guerre d’usure face à un ennemi onze fois plus nombreux et nettement mieux équipé mais étant surtout, il faut le dire, complètement incapable d’apporter toute évolution au Yagestan, le pays des Insoumis, d’après la formule du franc-maçon Pierre Biarnès car c’est le cimetière des Empires selon le journaliste Dahr Jamail. « L’union soviétique a été enterrée en Afghanistan. Et ce fut également le sort de l’Empire britannique, qui y a été défait. Et ce fut le sort de tous les envahisseurs de l’Afghanistan, sans aucune exception, jusqu’à Alexandre le Grand, abandonné par la chance dans les sables du Balouchistan et de l’Afghanistan au troisième siècle avant JC. » William Pfaff [3]. Dominer au sens strictement impérial dans un monde qui tend vers la démocratie n’est pas une compétition rude où tous les coups sont permis, c’est juste une lente course à la mort du dominateur. La volonté de dompter l’indomptable n’équivaut pas à combattre le feu par le feu mais à courir derrière des chimères en donnant des coups d’épée dans l’eau lorsque l’on se trompe de combat et qu’on utilise les mauvaises armes. Il n’est d’ailleurs pas impossible du tout que les raisons officielles citées au début de la campagne de guerre contre le terrorisme aient été gonflées, météorisées voire totalement trompeuses mais défendre cette thèse reviendrait à faire du conspirationnisme ou du négationnisme puisque ce terme utilisé à tort et à travers ne se résume plus seulement au déni de la Shoah mais à toute opposition d’une version officielle d’un événement majeur. Le droit au doute n’est plus toléré, seule la partialité compte. Disgracié ou mort, « soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. » Benito Mussolini, Hillary Clinton et George W. Bush. Une phrase maintes fois reprise des paroles du Christ (pbsl), dans Mathieu 12:30 : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi s’égare. » [4]

La manipulation par la gestion de la peur

le fascisme américain

De tout temps, pas seulement depuis le Patriot Act, l’usage de la peur a conduit, conduit et conduira encore à de petits pas inéxorables la population endoctrinée, terrifiée de l’intérieur, à s’accommoder de certains sacrifices démocratiques nécessaires au nom de la paterne sérénité de leur vie matérialiste et de la sacro-sainte prospérité de leur entreprise de consumérisme mais au mépris fâcheux d’une autre communauté partageant les us et coutumes de ces réseaux islamistes jusqu’à aller imaginer, à marginaliser, leur rôle dans l’islamisation de l’Occident bercé de chrétienté et de laïcité qui continue de se mentir chaque jour un peu plus en vantant les mérites des valeurs, unaniment bafouées à l’heure qu’il est, des si chères libertés fondamentales de chaque citoyen n’étant plus tout à fait égal sous l’étendard national. Terrifiée de l’intérieur à la fois par la langue de serpent des gardiens de ces valeurs de démocratie d’antan et surtout par un constant bombardement massif de télémanipulation durant deux minutes d’images de choc alambiques, catastrophistes et homogènes montrant des attentats-suicides ou à la bombe par les SMP (société militaire privée) dans un marché bondé de Bagdad, devant une base militaire de Kaboul ou une mosquée de Peshawar. Un montage enchevêtrant habilement à la hollywoodienne des carcasses fumantes de véhicules de police, des femmes hurlantes en larmes aux bras levés au ciel, d’enfants en haillons au visage ensanglanté, d’hommes blessés enturbannés de compresses des pieds à la tête transportés sur une civière ou couchés sur un lit de fortune d’une miséreuse clinique et des patibulaires agents des forces de l’ordre qui s’accourent dans tous les sens, l’arme lourde bien en évidence, pour propager dans le foyer du téléspectateur cette tension vive de frayeur, ce sentiment de panique apocalyptique, ce pressentiment de grande et grave instabilité territoriale au bord de la troisième guerre mondiale, cette menace constante d’un danger omniprésent qui plane au-dessus de sa tête telle une épée de Damoclès. Dans le corthex cérébral, les pensées confuses fusent, s’obscurissent et forgent inconsciemment la culpabilité de l’auteur cité dans les commentaires journalistiques accompagnant les images endoctrinales. Les réactions primaires de l’aliénation sont le dégoût ou l’incompréhension accompagnées de quelques paroles racistes, haineuses. Le coeur refoulé, l’esprit canalisée, la raison aux oubliettes, l’usage de la terreur révèle le fond de la pensée. Le contrôle mental est total. Terrorisée de l’intérieur au point de non pas accepter à contre-coeur l’inspiration chevaleresque de la machination romancée, quasi orchestrale à la Beethoven, des chefs d’État et leur administration conseillée par toute une kyrielle de think tanks aux subventions occultes par les complexe militaro-industriel et/ou lobby pétrolier [3] mais lato sensu* face à ce problème d’envergure transnationale à quémander de leur plein gré, à genoux presque, l’instauration du fascisme comme état de droit, comme une résolution décisive, comme la seule échappatoire, comme le dernier salut pour les âmes innocentes. Dans un précédent billet, j’écrivais : « Les diverses formes distinctes de la terreur sont utilisées depuis les géants empires de l’antiquité pour assurer le pouvoir persécuteur des despotes pharaoniques » [4] et je rajouterai que la vile gestion de la peur est l’apanage de ces dirigeants opportunistes nourrissant des ambitions totalitaires aux antipodes de cette réelle volonté dans ce contexte de guerre contre le terrorisme d’apporter la démocratie et de promouvoir les droits de la femme à une population bien définie tandis qu’il existe des dizaines de dictatures et théocraties de part le monde qui ne les dérangent vraiment pas en raison de certains contrats fructueux au montant donnant le vertige. Un chemin de fer TGV par ici, une centrale nucléaire Westinghouse par là et partout des villages en kit hautement sécurisé Halliburton avec fast-food McDonald’s, Pizza Hut, Starbucks, bars karaoké ou night club privé géré par la CIA comme la célèbre zone verte dite bulle coloniale  » Little America  » de la capitale irakienne. La réalité de l’effort de guerre est une variable d’ordre économique néolibérale exclusivement. La manipulation par la gestion de la peur n’est qu’une branche de l’arbre qui cache la forêt.

De l’état policier au fascisme politique

Petit à petit, nous le voyons et assistons impuissant à la lente transformation des léthargiques sociétés contemporaines en de véritables états policiers sous le couvert de l’insécurité sans cesse croissante et du terrorisme ayant remplacé la criminalité et le grand banditisme. D’après sa définition, « un état policier se distingue spécifiquement par ses caractéristiques totalitaires ou l’utilisation de moyens radicaux pour assurer le contrôle social. » Cette escalade vers l’état policier peut notamment se définir par les augmentations des caméras de surveillance et des agents de sécurité sur le terrain, les manifestations réprimées, les évacuations musclées, les tirs de flash-ball ou du Tazer, le gazage de masse, la presse indépendante muselée, la vaccination forcée, les nouvelles taxes imposées et ce ne sont que quelques exemples parmi les prémices de l’instauration d’une autocratie fasciste qui se démarque notamment par les exécutions sommaires, la police secrète et des lois arbitraires, autant coercitives que prohibitives. Il n’y a qu’à observer les dernières manifestations lors des sommets des grandes puissances à Londres, Strasbourg, Pittsburg ou Copenhague. Instaurer un climat ultra-sécuritaire constitue sans vergogne un maillon de la chaîne du règne de la peur. A quoi bon montrer continuellement les images de Black Blocks si ce n’est pour légitimer ces mesures ? La vraie question à se poser est : « Est-il plus intéressant de montrer les images d’une centaine de casseurs ou d’écouter les révendications des milliers d’autres manifestants pacifistes ? »

Pour les mass médias cherchant à se donner bonne conscience diront les uns, afin d’amplifier la propagande penseront les autres, un problème de société impliquant un certain degré de terreur est exprimé en détail, soigneusement argumenté par toute une peltée d’analystes, ministres de l’Intérieur et de la Défense, militaires ayant connu le front, philosophes réputés, sociologues bourlingueurs ayant parcouru les cinq continents mais la source du problème demeure à chaque très floue ou même, elle n’est guère abordée du tout malgré son importance névralgique. C’est notamment le cas en Afghanistan où bien peu sont les commentaires journalistiques, autant à la télévision que dans la presse, faisant allusion ou la corrélation entre l’émergence des Taliban et l’opération Cyclone en 1979 menée par la CIA et l’ISI, l’agence de renseignement pakistanaise, pour armer les moudjahidins afghans dans le cadre de la guérilla anticommuniste contre les soviétiques. Le discours du quatrième pouvoir est renvoyé à chaque fois aux attentats du 11 septembre 2001 victimisant l’agressé et culpabilisant l’agresseur. Dans un autre cas de figure, tout aussi exemplaire que la Shoah et Israël, qui a eu lieu en France, « dès les années 1970 – 1980, l’utilisation de la notion de  » sentiment d’insécurité  » fait son apparition. Ce sont les rapports Peyrefitte de 1977 et Bonnemaison de 1982 qui la consacreront. Cependant, il s’agit d’une manière de se saisir de la question de l’augmentation de délinquance dans les quartiers populaires sans avoir à se prononcer sur les causes. » Fappani Frederic, Les dossiers de l’éducation, Violence à l’école, Les objets sociomédiatiques. 

Quelle différence entre une dictature et une démocratie ?

Que ce soit la théocratie afghane du mollah Omar prétendue être le fief des chefs du réseau terroriste Al-Qaïda ou l’insécurité française originaire des banlieues aux violences urbaines devenues récurrentes depuis trente ans, en toute logique invraisemblable, pour appréhender le présent d’un problème, comprendre la pathologie pour mieux expliquer les symptômes, il faut impérativement se tourner vers ses origines épicentriques et ainsi chercher dans le noeud du problème les réponses qui aideront à trouver une solution future évitant ainsi toute escalade vers le bourbier ou une perennité de la délinquance. Pourtant, nous avons eu droit de la part des médias de masse à tout et vraiment « n’importe quoi, sauf la vérité. Il n’y a que ça qui ne se vend pas. » disait Boris Vian. Dans un cas cité comme dans l’autre, il est clair qu’il y a eu une flagrante manipulation de l’opinion par certains acteurs politiques ou certaines organisations sectaires qui n’hésitent pas à jouer sur les peurs collectives, voire à les susciter dans l’optique de s’assurer un pouvoir sur les populations sensibles à ce discours et dans l’absolu, pour gagner des élections ou pour favoriser de son côté l’opinion publique. Ce contexte rejoint textuellement le masque de Marx. Et bien souvent une peur collective s’accompagne de la désignation de boucs émissaires. La machine médiatique se met en route et la diabolisation commence. « Arrêt sur image, émission de France 5 consacrée aux médias, a fourni une intéressante statistique le 7 octobre 2005, relative aux journaux de TF1, France 2 et France 3. Ces trois chaînes ont traité 158 fois d’insécurité en septembre 2001, contre 66 fois seulement en septembre 2002. Comme si la délinquance avait chuté de près de 60% en un an. » Il faut dire à cela que la campagne de propagande de guerre contre l’Irak de Saddam Hussein, soutenant Al-Qaïda aux preuves jamais découvertes et possédant des armes de destruction massives jamais trouvées elles non plus, battait son plein sur toutes les chaînes télévisées.

Des enjeux inavouables

La véritable cible à terroriser n’est pas un dangereux barbu vivant dans une grotte quelque part entre le Helmand afghan et le Sud-Waziristan pakistanais qui serait capable de brûler au phosphore blanc des innocents dans leur sommeil comme Tsahal à Gaza ou l’U.S. Army à Falloujah, ou encore une tyrannie maquillée autrefois par des espions de Langley en Virginie soutenus par les Chicago Boys de Milton Friedman en une fausse démocratie, bref un régime religieux répressif hostile de nos jours au néolibéralisme du FMI, de l’OMC et de la Banque Mondiale tel l’Iran mais la vraie cible, c’est tout simplement vous. « Pourquoi ? » Car c’est vous, esprits de la jeunesse, qui détenez les clefs de l’avenir des moteurs de la civilisation occidentale. Car c’est surtout vous, adultes et parents, qui enfantez et éduquez la génération suivante de ces vertus morales de prudence, de tempérance, de tolérance et/ou de ces vertus théologales de foi comme de charité envers son prochain. Car c’est vous aussi, ainés, à l’expérience à partager, à écouter, à faire bonnifier comme du vin dans une cave d’un vieux château aux fondations poreuses et de plus en plus chancelantes à cause notamment du bourrage de crâne par les médias de masse et du fossé grandissant qui sépare les classes sociales. « Et dans quel but ? » Si l’intention officieuse n’est pas de sauver la démocratie de la civilisation occidentale prétendue attaquée de toute part par un Islam radical, c’est uniquement pour la survie d’un mode de pensée permettant une technique de contrôle colonial qui est resté à l’ère de la féodalité romaine et des seigneuries moyen-âgeuses qui n’ont jamais totalement quitté les coulisses du pouvoir. Copinage et népotisme dans certains cas, c’est dans la nature humaine de préservation d’un statut et d’avantage encore de l’instinct de survie au sein des milieux aristocratique et élitiste qui gangrènent de l’intérieur les institutions régaliennes. Des enjeux inavouables car politiquement incorrect. Opposée à la mondialisation, la nationalisation dans les diverses géopolitiques mondiales du gaz, du pétrole, des principales ressources coûteuses pour l’industrie et de l’eau dans un avenir proche est cauchemardesque pour l’ensemble des lobbys internationaux dirigés par ces milieux mafieux. La gestion de la peur n’est pas une fin en soi mais uniquement un moyen subversif de préserver le contrôle de ce vieux mode de pensée colonialiste avec l’accord préalable et démocratiquement tyrannique des populations engagées contre leur gré sur les chemins de la perdition.

Conclusion

De la mort de la liberté à la gloire du fascisme

Quel paradoxe assez grossier mais pourtant réel que de vouloir à tout prix la paix dans le monde en étant à la fois la première nation à vendre de l’armement à des pays instables et nécessiteux mais aussi à déclarer des guerres préventives, ou encore à être le plus dépensier en matière de défense en cumulant la totalité des dépenses militaires des quatre autres nations siégeant au Conseil de Sécurité si ce n’est l’utopie grotesque d’un monde dénucléarisé en abritant le plus grand arsenal nucléaire et financant toujours des recherches sur les armes nucléaires à Los Alamos, Livermore et Sandia [6] tout en repoussant à force d’échec de compromis la signature d’un nouveau traité de désarmement avec la Russie mais ce sont là d’autres débats. La fin justifie les moyens, la paranoïa attise la terreur et à preuve du contraire, le vrai changement n’a de sens que si l’on se donne les moyens d’y parvenir sans pour cela surenchérir aux erreurs commises par de nouvelles manoeuvres roublardes dans la forme mais toutes aussi identiques dans le fond. Blanc ou noir, démocrate ou républicain, de gauche ou de droite, cyclique est la politique étrangère occidentale guidée par la volonté impérialiste américaine et depuis bien avant 1962 avec les premières pulvérisations de défoliants Monsanto sur les zones rurales vietnamiennes de la seconde guerre d’Indochine. A l’instar de la colère qui couve derrière la peur, inéluctable est l’insurrection qui couve dans les chaumières. La prochaine crise d’ampleur mondiale, certainement alimentaire, aura pour effet un effet de masse qui fera exploser cette colère renfermée au fond de soi. C’est une probabilité à l’explication du retour en force du fascisme. Peut-être bien, l’explication aussi du retour de la peine de mort par le traité de Lisbonne ciblant les insurgés. En prenant du recul, les coïncidences paraissent stupéfiantes. Je terminerai par une citation d’Amedeo Modigliani pleine de sens : « D’un œil, observer le monde extérieur, de l’autre regarder au fond de soi-même. » Voyez par vous-même.

Siège des ouvriers de Continental

Manifestation des ouvriers de Caterpillar

Coup de gueule d’un ouvrier à un élitiste

Notes

* lato sensu : locution latine signifiant au sens large

[1] : http://www.aschkar.org/La-menace

[2] : http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200911/02/01-917559-ban-ki-moon-felicite-hamid-karzai.php

[3] : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1042

[4] : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=2930&type=analyse&lesujet=Histoire

[5] http://www.senat.fr/rap/r00-326/r00-326172.html

[6] : http://mecanoblog.wordpress.com/2009/07/13/les-sept-peches-capitaux-de-loccident/

[7] : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/usa_bomb.html

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De la chute du système à la fin de l’humanité

Par Saïd Ahmiri

la spirale de la violence

La léthargie du monde

De nos jours, dans un contexte où l’on parle beaucoup d’extrémisme religieux, de guerre des religions, de terrorisme et de choc des civilisations, alors que la démocratie s’enfonce inéxorablement dans un nouveau siècle d’obscurantisme, de disgrâce de l’intelligence et de crescendo de la violence dictés par une oligarchie qui tend à devenir un système élitiste exclusif aux initiés des arcanes du pouvoir de plus en plus enclin aux cabales des sociétés secrètes, une question taraude l’esprit :  » Que représente réellement la valeur d’une vie humaine aux yeux des téléspectateurs ?  » Ces mêmes téléspectateurs lobotomisés par des générations de navets hollywoodiens à qui la vue du sang des vraies victimes innocentes des luttes armées du pouvoir, aperçues pendant quelques secondes à peine au journal télévisé, est littéralement devenue un spectacle d’une effarante insignifiance, un banal fait divers. Plus de réactions émotionnelles, ni de pitié, que du mépris, un manque d’empathie à l’égard des souffrances d’autrui et l’absence quasi complète de sensibilisation entraînant presque une sociopathie passive. Un prosaïsme notoire qui sans s’en apercevoir bouleverse d’une manière insidieuse les normes des moeurs et accentue l’apathie devant lessociété sociopathe innombrables massacres perpétrés pour diverses et absurdes raisons politiques tandis que le progrès scientifique en deux siècles a prodigieusement amélioré les conditions de vie. Un progrès réservé à une minorité. Le facteur économique étant de toutes les absurdités la plus incohérente de leurs aspirations chimériques d’un monde de paix, d’égalité entre les hommes et de fraternité entre les ethnies alors que des guerres éclairs éclatent un peu partout, Gaza, Georgie, Irak, Kivu, Liban, Tchétchénie, Waziristan ne laissant que désolation et d’autres conflits qui s’éternisent, Afghanistan, Darfour, Kurdistan, Ogaden, Somalie entrainant des flots massifs de réfugiés. Personne ne parle jamais des richesses qui sont faites sur les cadavres de ces belligérances contemporaines. La culture de l’indifférence a pris le pas sur la recherche de la vérité puisque le système nous a appris à ignorer leurs souffrances. Le pouvoir a suscité, suscite et suscitera sans doute toujours les injustices en galvanisant les ambitions voraces en guise de signes avant-coureurs à la haine meurtrière d’un seul individu sur tout le groupe. Il parait que la réalité commence là où s’arrête la fiction mais où se situe dès lors la frontière quand la réalité vaut ou va bien au-delà de la fiction ? Voulu délibérément par une machination diabolique, le véritable sens du mot « humanité » ne signifie pratiquement plus rien pour les ahurissantes masses abruties, sourdes, muettes et aveugles, pauvres alcooliques, dépendants des jeux d’argent, délinquants drogués et irresponsables bourgeois, tous et toutes trop préoccupés par les petits soucis de leur misérable vie insignifiante au regard des oligarches. Et au facteur de grave méconnaissance des cultures de son prochain totalement ignoré par l’éducation nationale autant que l’indifférence générale de la flegmatique espèce humaine pour une autre communauté que la sienne, qui se caractérise essentiellement par le manque flagrant d’activité pour stopper les rivières L'être humain est-il devenu une marionnette ?pourpres de s’écouler, se rajoute la disparition de la compassion marquant l’une des rares qualités de la nature humaine. Le comble de l’être humain est d’être inhumain, et par là, je rajouterai même que l’on ne nait pas humain, on le devient. Lorsque l’égo se travestit de strass et paillettes pour ressembler aux stars du show business, on n’est pas une réelle victime persécutée par la société cosmopolite mais ni plus ni moins qu’un vulgaire robot consommateur conditionné à ressembler à ses maîtres d’apparat du star system Britney Spears, 50 Cent et Tom Cruise, une déplorable marionnette articulée pour obéir à la volonté des magnats et des monarques de ce monde léthargique dont son espèce dominante auto-destructrice a cessé de vivre. Elle ne cherche plus qu’à survivre à l’égard de ses passions à assouvir.

Le berceau des illusions

Fondé sur les mécanismes du mensonge et de la domination, le système n’enseigne pas le Bien. Ce n’est pas son but. Subversif, le système banalise le Mal en nourissant la corruption de l’âme végétative par l’hédonisme. Cette tendance croissante et décadente à rechercher le maximum de satisfactions charnelles, matérielles ou virtuelles. Des jouissances éphémères dans la forme mais dans le fond n’ayant que l’aspect tout au plus de futilités précaires pseudo existentielles vendues à grands coups de slogans publicitaires par les mass médias mercantiles.l'endoctrinement de la soumission Un matraquage audiovisuel de désinformation quotidien stimulant le subconscient de souillures déficientes en dissimulant les artifices d’un pervers endoctrinement de soumission que j’ai déjà abordé, parmi tant d’autres internautes engagés, dans un précédent billet [1]. Sous embargo à la télévision comme à la radio, parler de la réalité fracassante des échecs du système est un tabou. L’auteur en inspirant d’emblée à une vision pessimiste de la vie, un misanthrope aussitôt catalogué de conspirationniste, négationniste, révisionniste, pendant que les méprisants dirigeants des gouvernements occidentaux se hasardent à moraliser leur auditoire, osent nous bassiner entre deux sourires Colgate, en chantant les louanges de leur nation défendant les inaliénables droits d’expression et d’opinion tout en les comparant à des régimes dictatoriaux d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie que leurs prédécesseurs putschistes ont mis en place. Leur charisme n’a d’effet que le poids de leur zèle à appliquer la constitution sans ambrages. « La démocratie, c’est la dictature de la loi. » pour citer Vladimir Poutine et pour donner des leçons, l’Occident détient la palme d’or car en fouillant dans ses placards on peut très vite se rendre compte de l’envers du décor. Du sang sur les mains de ces clones de leaders politiques occupant la scène internationale depuis maintes décades. Ne fut-ce que recourir à des mercenaires pour règler incognito des situations critiques afin que l’administration ne soit pas entachée d’accusations freinant leur agenda, culpabilisée d’éventuels dommages collatéraux sur les civils, en dit long sur leurs intentions aussi mafieuses que ténébreuses [2]. Là où en toute logique il devrait y avoir de la transparence pour permettre aux concitoyens de juger les actes des hommes d’état, les baisers de Judas l’emportent sur la vérité et les valeurs de la démocratie sont bafouées par I say obey !leurs plus hauts responsables ayant juré de les défendre qui entre les considérations personnelles et les spéculations incensées, leurs minables tentatives d’explication donnent d’avantage de crédit aux théories du complot dans les plus grandes affaires de ce nouveau millénaire. Cacochyme pour les uns, en proie au népotisme pour certains et trop orgueilleux pour tous les autres, ces magnats et monarques perdus dans les extravagances d’un idéal narcissique de toute-puissance savent avec pertinence que la majorité de leur clientèle ou de leur électorat ne songe qu’à la seule prospérité de leur bien-être, le souhait égoïste d’une existence confortable vouée à la tranquillité, d’où cette raison indubitable de les bercer d’illusions. Une considérable pondération qui n’a de cesse de creuser le gouffre entre la politique et la population, entre les riches et les pauvres. Consommez, votez et payez vos impôts, le système veille sur vous.

Corporatisme et cosmopolitisme

Pour en revenir à ce « lavage de cerveau au nom de la liberté » d’après Noam Chomsky qui se révèle indispensable lorsque l’information propagandiste sert à répandre des faussetés à propos des ennemis de l’ensemble des démocraties libérales pour favoriser l’opinion publique en lui ôtant toute transparence, on peut apercevoir la gravité du caractère machiavélique de ces agissements dans l’ombre, ainsi justifiés et justifiables pour la cause. Un exemple tacite de la déshumanisation du système, la torture dite « techniques d’interrogatoires cruelles » dans les goulags d’Abou Ghraib en Irak, Bagram en Afghanistan, Guantanamo sur l’île de Cuba [3], celle que subit le million de nord-coréens en prison dont personne ne parle [4] et le 1,3 million de la Statue de la Tortureprisonniers chinois [5]. Pour les droits-de-l’hommistes et les utopistes frappés de cécité, il est tout bonnement révoltant, incroyablement inconcevable, d’encore parler de torture au XXIe siècle après la somme de tous les récits sanguinaires du temps des invasions barbares que l’on trouve à la bibliothéque, sur Encarta ou Wikipedia, les fresques dans les musées, toutes ces atrocités commises pendant les trois inquisitions de l’Église catholique romaine et plus près de nous, les camps de la mort de la Seconde Guerre Mondiale. Cette cécité est la preuve flagrante du décallage de la réalité entre la société déshumanisée et le système tortionnaire. Comme l’affirmait Hegel : « La seule leçon que l’on peut retenir de l’histoire est que les hommes n’ont jamais retenu aucune leçon de l’histoire. » Ce n’est pas prêt de changer. Telle que la diabolisation de l’Islam, les rumeurs infondées pour engraisser une idéologie servent avant toute chose les intérêts économiques des alliés de ces obscurs prêcheurs, à la langue de bois, du libre-échange alias « le capitalisme du désastre » selon Naomi Klein en ces termes de globalisation du commerce et de la finance dont la Banque mondiale (BM) et le Fonds monéitaire international (FMI) font figure d’organisations si respectueuses. La majorité des gens n’ont pas idée de combien la guerre peut être une entreprise très lucrative. Un schéma quasi friedmanien en trois étapes :

  • la privatisation des secteurs grâce au néo-libéralisme canonisé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • la destruction des villes sous un tapis de bombes Raytheon.
  • la reconstruction de nouveaux lotissements de haut standing par la compagnie Halliburton comme l’enclave « Zone Verte » de Bagdad.

Bien que cela ne soit pas notre sujet principal, je m’attarderai un petit peu plus avant de refermer cette parenthèse sur ces institutions spécialisées de l’ONU sous influence de l’Occident – Selon les règles, le directeur de la BM est toujours un américain et le directeur du FMI est FMI-USAtoujours un européen défavorisant ainsi les autres grands pays du monde tels le Brésil, la Chine ou l’Inde -. Car on ne le répétera jamais assez qu’en avant-plan du système monétaire international ces trois acteurs du néo-colonialisme économique, la BM, le FMI et l’OMC, sont les obstacles majeurs empêchant de nombreux pays du Tiers-Monde d’éponger leur dette afin de se sortir de la pauvreté imposée par des régimes dictatoriaux aidés des seigneurs de la guerre armés par la Russie, les États-Unis et l’Union européenne sur le podium des pays exportateurs d’armes – Selon l’ONG Oxfam, 640 millions armes légères sont disséminées à travers le monde (une pour dix personnes). La production de cartouches militaires est de 14 milliards par an (deux pour une personne). – alors que les vrais dictateurs, nous le savons, vivent bien au-delà des frontières de ces pays en voie de développement. « En Amérique centrale et en Amérique du Sud, de telles politiques furent conduites au nom de la sécurité nationale, avec le soutien actif des États-Unis auprès de forces armées dédiées au maintien de la sécurité intérieure. (…) Certaines campagnes militaires intrusives, comme les invasions du Timor oriental par l’Indonésie, de l’Angola, de la Namibie et de l’Ouganda par l’Afrique du Sud, ou de l’Iran par l’Iraq, conduisirent également à un endettement extrême. » Wikipedia. Nous sommes bien loin de l’humanismeNWO - New World Order - Nouvel Ordre Mondial philanthropique de Bill Gates et du patriotisme américaniste de George W. Bush mais nettement plus proche du cosmopolitisme expliquée par les philosophes David Held ou encore Emmanuel Kant ayant déjà proposé à leur époque leur vision d’un Nouvel Ordre Mondial. Un système transnational au niveau institutionnel prônant la rupture avec le nationalisme tout en désignant un rêve thétique d’unification mondiale des institutions économiques, politiques, linguistique, juridique et religieuses. La Banque mondiale, le FMI et l’OMC sont ces sinistres archétypes planétaires au service d’un seul et unique système global.

Le paradoxe de l’universalité

Perfide, le système aspire à l’individualisme compétitif, au repli sur soi dans une course contre les autres, à être sans relâche sur ses gardes, à basculer dans l’anonymat de peur d’être blessé psychologiquement, à être constamment sous-estimer sauf que dans cette optique de rabaissement, le vrai danger vient surtout du fait de l’accepter ce qui équivaut à se sous-Violence_2_by_Fredhestimer soi-même. La perte d’amour-propre impose alors le port d’un masque pour cacher sa souffrance aux proches ainsi qu’à l’indifférence d’autrui continuant ainsi d’alimenter le malaise qui ronge de l’intérieur. Pour s’en sortir, trop se nourrir d’espoir peut provoquer des effets secondaires lorsque les aspirations se traduisent par de longues périodes d’attente qui ne se termineront jamais ou qui résulteront sur de mauvaises surprises. Paradoxalement, il en va de même que pour le désespoir capable d’apporter de la clarté dans les pensées alambiques là où l’être humain ne s’y attendait vraiment pas. « Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point comprise. » Bernard Hoepffner. Il n’est pas obligatoire mais il arrive que la quête d’une porte de sortie se fasse au détriment des autres. C’est hélas parfois nécessaire. En toute évidence, il est vrai que personne ne souhaite réellement s’embarrasser de ce qui lui est préjudiciable, ni de celles et ceux qui lui causent du tort. Restreint, le système a des limites qui ne définissent pas la portée de l’honorable noblesse du coeur telle la charité lors d’un geste aussi infime soit-il que toutes ses infâmes bassesses comme la vengeance pour un acte puérile que la vraie sagesse d’esprit permet de ne pas s’en soucier de façon à ne point envenimer la situation patibulaire. Contrairement au Bushido des samouraïs, ce n’est pas là du déshonneur mais de la grandeur d’âme car nous n’avons pas juré fidélité et loyauté à un shogun. Rien à prouver à quiconque sauf à soi. Notre seule droiture, autant que notre dévouement placé au service altruiste des autres dans le besoin ou non sans chercher le moindre intérêt, nous nous la devons à nous-même ici bas avant d’entendre là-haut prononcer notre Dernier Jugement et une ligne de conduite irréprochable rien qu’à Dieu pour les plus fervents croyants. Comme bon nombre d’êtres humains, je sais qu’il n’est pas aisé d’accepter ses défauts, de reconnaître ses torts, de dépasser les clivages et d’aller au-delà de la martyrisation mais pour revoir un printemps fleurir, il est impératif de devenir l’émergence d’une pandémie de bonnes volontés pour tout son entourage. C’est cela que dans le Coran, l’on nomme le « jihad » le plus grand combat est contre soi-même et pour être plus précis, l’expression « al-jihad bi anfousikoum » signifie « lutter contre les penchants de son âme », contre son égoïsme et ses instincts, contre son orgueil et sa passion de dominer les autres. « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » Jésus-Christ (pbsl), Évangile de MattEgalité & Fraternitéhieu. Il est possible de découvrir des qualités insoupçonnées au fond de soi dans l’observation des défauts de ses semblables pour faire nettement mieux que de les travailler afin de s’améliorer jour après jour, combler les faiblesses de son prochain en les lui montrant avec humilité et modestie dans le discours sans jamais se montrer condescendant, hautain, prétencieux ou supérieur car personne ici bas, fruit d’une mère et d’un père, ne l’est sur un autre être humain peu importe la caste sociale sinon à quoi bon vouloir un autre monde si l’être humain n’est déjà pas capable d’accepter les différences qui nous distinguent les uns des autres ? Même face aux plus ignares marginalisés de mouton qui croient profondément à ce système fallacieux aux grandes défaillances que l’arrogance anglo-saxonne qui le caractérise ne lui permettrait pas de les dévoiler au grand public. C’est cela vivre en société en cette aube du monde multipolaire. C’est cela une société multiculturelle, juste et équitable qui n’est plus basée sur la recherche du mérite, du profit personnel et de l’auto-satisfaction mais là où le respect porte tout son sens à travers le partage. Le respect ne se mérite pas, ni ne se gagne, il rend les hommes égaux les uns envers les autres.

Dans l’attente d’un changement

Il est un autre respect civique vis-à-vis du système que je voudrais aborder pour conclure. Toujours selon Wikipedia, nous apprenons que : « sans un minimum de respect des institutions de la part du peuple, une démocratie perd donc son sens et tend soit à se rapprocher d’une dictature, soit à sombrer dans l’anarchie. » Les réactionnaires ennemis de l’humanité, éprouvant le désir d’un retour au système féodal du Moyen-Âge et ne se cachant même plus dans les coulisses du pouvoir pour l’obtenir en le scandant haut et fort comme les Bush père et fils, Gordon Brown, Nicolas Sarkozy, Cristina Kirchner et même le pape Benoit XVI, ont entamé l’édification de cette dictature sous l’égide du Nouvel Ordre Mondial pendant que les militants altermondialistes et les défenseurs pacifiques ne se battent pas pour l’instauration d’une anarchie, c’est faux, mais seulement au nom des sacro-saintes valeurs de la démocratie, du respect des droits humains fondamentaux et contre le capitalisme sauvage de la mondialisation néolibérale en se faisant gazé, tabassé et même tué, comme Carlo Giuliani, par les forces de l’ordre à chacun des De l'âge de pierre à un nouvel âge de pierre ?sommets des grandes puissances du monde G7 à G20, des nations du pacte atlantiste de l’OTAN ou lors des forums économiques de Davos, BM, FMI, OCDE ou OMC depuis bien avant Seattle en novembre 1999 à Pittsburg en septembre 2009. Chaque fois un peu plus nombreux que la précédente manifestation. Manichéen, le système a été fondé sur une morale partiale axée entre la loi des tyrans et le chaos des révolutionnaires. Aujourd’hui, en ces temps de fausse paix vacillante, est un dangereux terroriste quiconque ne partage pas les commandements de cette loi. Aujourd’hui, dans les prémices d’une guerre idéologique nécessaire, est un être humain libre celui qui vit selon les vertueux préceptes d’un monde meilleur. L’humanité n’a pas besoin d’une révolution mais d’une évolution spirituelle sinon du chaos émergera un nouveau système enfanté dans le sang des martyrs et instauré par la force contre l’avis des contestataires. Là où l’on ne répètera plus les erreurs du passé, ce sera un grand pas en avant qui est posé vers l’avenir.

Notes

[1] : http://mecanoblog.wordpress.com/2009/07/13/les-sept-peches-capitaux-de-loccident/

[2] : http://www.rue89.com/2009/08/23/quand-la-cia-sous-traitait-la-traque-dal-qaeda

[3] : http://www.planetenonviolence.org/Torture-Sexuelle-Utilisee-Par-Les-Americains-Ce-Qui-Est-Connu-Et-Ce-Qui-Reste-Inconnu_a1912.html

[4] : http://www.blogdei.com/index.php/2007/09/27/2628-coree-du-nord-plus-d-un-million-d-habitants-sont-en-prison

[5] : http://web.radicalparty.org/pressreview/print_right.php?func=detail&par=4658

De la révolution psychologique à l’évolution technologique

Posted in Consumérisme, Hédonisme, Matérialisme, Réflexion, Société, Technologies by Bao on 27 février 2010

par Saïd Ahmiri

Involution
Question : « Est-ce le progrès de la science et/ou le sens des valeurs qui peuvent définir le degré d’avancement de l’évolution de la conscience des êtres humains ? »

Tout d’abord, souvenons-nous. Ce n’était il n’y a pas si longtemps. Un jour ou l’autre, soit dans la presse, à la télévision ou sur internet, nous avons tous été confrontés aux images bouleversantes de la mort en direct de la manifestante persane Neda Agha-Soltan lors de la répression du régime iranien. Ou des images affligeantes du corps calciné au phosphore blanc de nombreux civils palestiniens par les forces armées de l’entité sioniste. Ou encore les images choquantes de l’humiliation des prisonniers à Abou Ghraib et de la torture américaine à Guantanamo. Si ce ne sont les pénibles images du génocide de plus de 8000 Bosniaques à Srebrenica malgré la présence d’un lourd contingent de 400 Casques Bleus Néerlandais, et un an plus tôt, les douloureuses images du charnier de l’école de Nyarubuye au Rwanda durant l’été 1994 où ce sont 800 000 Tutsis qui ont été massacrés par les milices Hutus armées par la France tandis que ailleurs en Afrique, ce sont des vieillards qui ont étéRwanda décapités, des personnes enfermées et brûlées vives dans des maisons, des femmes enceintes éventrées à l’arme blanche, tout simplement parce que les rebelles « voulaient connaître le sexe des enfants qu’elles portaient », des bras, des jambes et des sexes de petits garçons tranchés à la machette, la peau brûlée au tison ardent, des yeux crevés à l’aide de produits chimiques jusqu’au summum de l’ignominie, commettre des actes de cannibalisme. C’est à se demander quelles sont les leçons de la Seconde Guerre Mondiale ont été retenues à la vue de ces ossuaires africains ou balkans mais la vraie question à se poser est :  » Avons-nous tout vu ?  »

Certes, insoutenable est l’ère de la violence en ces heures sombres de croisades eurasiennes et de multiples crises mondiales, les guerres orchestrées par des luttes de pouvoir sont peut-être loin des villes occidentales, les horreurs y sont aussi omniprésentes. Il n’y a qu’à songer un instant aux sadiques lynchages en bande en prenant en compte deux récents exemples français, le Gang des Barbares et la LDJ (Ligue de Défense Juive). Songer un instant à ces innommables infanticides tels que le carnage nivellois de Geneviève Lhermitte égorgeant ses cinq enfants – Yasmine (14 ans), Nora (12 ans), Myriam (10 ans)Josef Fritzl, Mina (8 ans) et Mehdi (3 ans) – ou l’affaire des bébés congelés par Véronique Courjault. Mais également des incestes si répugnants tel que le cas hyper médiatisé en Autriche d’Elisabeth Fritzl qui a été emprisonnée pendant 24 années infernales dans la cave du domicile familliale, violée depuis l’âge de 11 ans par son monstrueux père, Josef Fritzl, et à qui elle a donné 7 enfants. Ou à l’inqualifiable pédophilie des prêtres catholiques aux États-Unis, au Canada, en Espagne, en Irlande, en France, à Marc Dutroux, Michel Fourniret, Wolfgang Priklopil, etc. De même Cho Seung-Huique les impitoyables tueries en milieu scolaire de Winnenden en Allemagne le 11 mars 2009, de Kauhajoki en Finlande le 23 septembre 2008 moins d’un an après celle de Jokela le 7 novembre 2007, celle de l’université Virginia Tech le 16 avril 2007 faisant trente-trois victimes, dont le tueur Cho Seung-Hui, et vingt-neuf blessés qui restera l’un des massacres les plus meurtriers de l’histoire des États-Unis avec la célèbre fusillade du lycée Columbine le 20 avril 1999. La liste des atrocités dans l’enceinte même de la société est bien plus longue que la somme de tous les conflits depuis que l’humanité existe.

Entre amertume et hypocrisie

Chez certaines personnes ayant une vision pessimiste de la vie, il n’est pas impossible qu’un sentiment de profond dégoût pour la race humaine doit envahir l’esprit à ce très bref rappel d’une petite poignée d’événements tragiques qui ont secoué les XXe et XXIe siècles. Du moins ressentir une haine compréhensible envers les ennemis de l’humanité. Tandis que pour d’autres personnes cherchant coûte que coûte à culpabiliser quelqu’un, il est sûrement arrivé d’en rejeter la faute ou même de maudire Dieu laissant se faire de tels actes épouvantables qui, ma foi, étant d’avantage de l’oeuvre du diable que d’autre chose. L’aversion étant l’ultime prétexte pour tenter de trouver une explication moralement logique à la cruauté sanguinaire quasi innée à l’homme primitif postmoderne. Chacun porte sa croix. Une minute de silence à la mémoire des disparus est habituellement réclamée pour le salut de leur âme et la vie reprend ensuite son cours habituel comme s’il ne s’était jamais rien produit. Jusqu’au prochain malheureux écho, un nouvel odieux incident dramatique qui viendra à nouveau défrayer la chronique, animer quelques grotesques discussions sur l’incompréhension du geste de ces monstres inhumains, partager la terrible douleur des proches des victimes durant une veillée de nuit à la chandelle précédant les voeux de sympathie des membres du gouvernement durant les funérailles ou la Conseil de Sécurité de l'ONUcérémonie en hommage aux défunts. Leur seule présence étant un bien bel exemple de l’hypocrisie étatique des politiques business garantissant le droit de porter des armes à feu sous l’égide de leur constitution, autorisant le passage de convoi d’armes sur leur territoire moyennant une généreuse contribution, approuvant l’envoi de cargaisons de munitions vers les zones de conflit ou étant ni plus ni moins les premiers pays à exploiter le filon très rentable de l’armement tout en siégant au Conseil de Sécurité de l’ONU. C’est le comble de la félonie. L’idéologie de la dominance entre les grandes puissances ne se préoccupe guère du bien-être ou des dommages collatéraux que leurs choix politiques vont occasionner mais se fonde uniquement sur le pouvoir du contrôle.

Le coccon de l’Occident

Alors, est-ce le progrès de la science et/ou le sens des valeurs qui peuvent caractériser le degré d’avancement de l’évolution de la conscience humaine ? Pour y répondre, peut-être devrions-nous sérieusement nous demander si l’état de conscience de ces dangereux ennemis de l’humanité est réellement sorti du Moyen-Âge ? Et cela, peu importe que l’homme soit parvenu à envoyer des robots sur Mars, qu’il s’aventure dans le clonage autant que dans la nanotechnologie, qu’il ait connecté pratiquement toute la planète par le biais de l’internet, ou la téléphonie mobile, et que l’espérance de vie pour le japonais est de 78,67 ans et 85,56 ans pour la japonaise alors qu’en Angola elle n’est seulement que de Occident & Tiers-Monde36,73 ans pour l’homme et 38,57 ans pour la femme selon les données provenant du CIA World Factbook édition 2008, rappelant ainsi l’immense gouffre qui sépare toujours les pays développés de ceux en voie de développement. Peut-on résumer cette anthropomorphologie psychique de la race humaine à l’amélioration du mode de vie d’une maigre partie du monde ? Nous pouvons surtout dire de l’existence des civilisations occidentales qu’elle dépend étroitement de sa capacité à combler des aspirations matérialistes et à solutionner des insuffisances systémiques, des nécessités de production pour satisfaire le consumérisme de la société « télé-achat » quitte à s’orienter dans le pillage, et le gaspillage, des ressources partout ailleurs dans le monde du libre-échange. Dans ce cas, il s’agit alors uniquement de résolution de problèmes égocentriques, non de l’évolution de la conscience de l’humanité à proprement parler. Cette satisfactionCoccon living tomorrow comportementale étant similaire à un coccon très loin d’un véritable élan de développement évolutif de la psyché de l’homme. « Depuis le Siècle des Lumières, des mouvements intellectuels tentèrent à leur époque de résoudre un de ces plus grands paradoxes de la modernité : plus le monde se rétrécit et tend vers l’intégration, plus chacun a dans son expérience personnelle le sentiment que la société s’atomise et se disperse. C’est d’ailleurs ce qu’ont observé Karl Marx et Friedrich Engels dans les années 1840. Ironiquement, l’émergence de cette mondialisation, plutôt que de faire apparaître le meilleur de la solidarité humaine, a coïncidé avec l’accroissement des divisions raciales, ethniques, religieuses et sociales, dans l’émergence de nouvelles cultures. » Wikipedia.

Un seul peuple, une seule pensée ?

De l’Antiquité à l’ère de la planétisation, un grand nombre d’historiens, philosophes, poètes et scientifiques se sont évertués à chercher les différentes réponses des divers formes de l’évolution de l’humanité : Anaximandre de Milet, Héraclite d’Ephèse, Anaxagore de Clazomènes, Empédocle, Démocrite d’Abdère, Aristote, Théophraste d’Erèse de Lesbos, Pline l’Ancien, Lucrèce, Epicure, Albert le Grand, Léonard de Vinci, évolution humaineMachiavel, Spinoza, Charles Linné, Maupertuis, Buffon, Diderot, Lamarck, Saint-Hilaire et Charles Darwin pour ne citer que les plus célèbres. Depuis lors, de nouveaux concepts, théories et sciences très peu connues voient le jour pour tenter de résoudre les énigmes évolutionnistes qui ne cessent d’apparaître pendant que les connaissances universelles s’amplifient au moyen des progrès de la science et de l’intellect des penseurs. Par exemple, celle inventée par le chimiste russe et père de la géochimie moderne Vladimir Vernadski, la noosphère, un concept de représentation d’une couche de faible épaisseur entourant la Terre qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l’humanité et toute la capacité de cette dernière à penser. Selon Teilhard de Chardin qui a repris le terme : « C’est la vision d’une humanité dont l’imaginaire, les pensées, les idées, les découvertes, en d’autres termes le psychisme ou la conscience tissent progressivement une « noosphère » de plus en plus serrée et dense, génératrice de toujours plus de conscience, et d’une conscience de plus en plus solidaire, de plus en plus planétaire. » Une sorte de conscience collective de l’humanité et dont internet qui propage le savoir à tout le globe terrestre est un outil exemplaire, ou par excellence, du concept philosophique de la noosphère qui puise ses origines fondamentales au Ve millénaire avant Jésus Christ, à Sumer, avec l’invention de l’écriture. Moins spirituel mais d’avantage scientifique dans l’histoire mouvementée de la pensée évolutionniste, l’étude créée par le théoricien néodarwiniste français d’origine roumaine Denis Buican, la biognoséologie ou la théorie de la connaissance. Elle est au carrefour de vastes domaines dont la biosphère, le comportementalisme et l’éthologie comparée des êtres vivants. Tant bien même les connaissances peuvent et se doivent de devenir universelles, il ne peut exister une civilisation mondiale à la pensée unique et guidée par une gouvernance mondiale car cela impliquerait la mise en commun à l’échelle planétaire de manières, de valeurs, de pratiques, de croyances, et même des orientations culturelles, économiques, écologiques, militaires, politiques, religieuses, sociales, etc. Loin de l’incident eschatologique de la Tour de Babel, d’une seule languechoc des civilisations et d’une seule écriture adoptées de tous les peuples, la diversité des cultures, l’héritage communautaire et l’identité patriotique d’aujourd’hui sont les obstacles majeurs à cette mondialisation et demeurent pour certains pays de précieux barrages à l’occidentalisation. Dans le Choc des Civilisations de Samuel Huntington : « le monde est plus que jamais multipolaire et multicivilisationnel. Il serait ainsi impossible de parler d’une civilisation mondiale émergente. » Pacifiquement, le projet d’un Nouvel Ordre Mondial est ainsi voué à l’échec ni hypothétiquement, ni à cause du fruit d’une utopie personnelle mais par simple constatation implacable des modes de vie d’un pays à un autre, d’un continent à un autre et des traditions qui se transmettent de père en fils depuis de longues générations. Arbitrairement, c’est à dire avec le possible emploi des armes pour un passage en force, c’est une toute autre histoire d’impérialisme totalitaire qu’il est de coutume d’appeler une dictature. Ce qui équivaudrait à une preuve de plus que l’évolution de la conscience de l’humanité est bloquée par ces mêmes ennemis de l’humanité.

 
Le système Technoworld

Etant un ouvrier de profession, j’ai été un témoin direct, à deux reprises, d’un grand danger qui menace la société de demain que Denis Buican traite partiellement dans son livre « L’odyssée de l’évolution » paru en 2008 aux éditions Ellipses. Je parle robotisation industriellede la robotisation, en particulier du fait de remplacer le travail des hommes par celui des machines au nom de la productivité et de la rentabilité. « Le but d’une robotisation n’est pas forcément de produire plus et mieux qu’un homme, mais de le supprimer. Toutes les tâches dépendantes du savoir-faire plutôt que de la conception sont susceptibles d’être robotisées : cueillir des pommes, réparer une automobile, traduire, servir derrière un comptoir, s’occuper d’élevages d’animaux, changer les couches d’un enfant ou pratiquer une opération du cerveau. » Rue89, Si les robots font tout le boulot, que va faire l’homme ? C’est également déjà le cas dans les domaines policier avec la surveillance remplacée par des caméras et militaire avec notamment les drones et les satellites espions remplaçant la reconnaissancerobot de combat des soldats, parfois même leur sale besogne d’élimination des cibles. « Aux Etats-Unis, le Pentagone a décidé que dès 2015, un tiers de ses véhicules terrestres devrait rouler sans pilote. La Darpa organise pour cela des courses ouvertes aux constructeurs du monde entier. (…) Dès lors, tous les taxis de France seront menacés de disparaître, et parce que la robotique est parfaitement générique et versatile, ce seront les chauffeurs de bus, les transporteurs routiers et les livreurs qui seront remplacés en une à deux générations automobiles, c’est à dire entre quatre et huit ans. » Rue89, Si les robots font tout le boulot, que va faire l’homme ? Comment va-t-il se nourrir sans travail ? L’intelligence artificielle remplacera-t-elle un jour l’intelligence humaine ? Les cyborgs remplaceront-ils un jour les humains ? Aujourd’hui, ce sont sans doute des considérations d’une finalité extrêmiste sorties tout droit d’un cerveau de conspirationiste mais c’est dans cette direction que l’humanité marche. Au crépuscule du Siècle des Lumières, personne ne devait imaginer qu’un jour il serait possible de mettre des centaines d’encyclopédies sur une clef USB.

Signes avant-coureurs

Dans les obscurs préambules de ce monde supratechnologique dirigé par des technocrates despotiques à l’instar de l’Architecte dans Matrix joué par l’acteur Helmut Bakaitis, nous pouvons déjà remarquer que confier à des machines le travail des hommes nuit à l’homme et globalement à la société pour diverses raisons telles que la dépendance, la perte du savoir-faire, l’augmentation du chômage et de la pauvreté. « Au fur et à mesure que les sciences et les techniques progressent, le travail manuel des ouvriers aura de moins en moins d’importance et, dans le monde d’automatisation et de cybernétique du XXIe siècle, il semble condamné à disparaître en tant que tel (…) Il est probable que les machines cybernétiques n’aboliront pas seulement le travail manuel, mais aussi le travail intellectuel de mémorisation et de routine, laissant à l’homme du futur l’unique activité de création originale. » Denis Buican, l’odyssée de l’évolution. Sur plusieurs générations, cette forme d’involution aura pour effet de rendre l’homme complètement à la merci des machines. Une espèce de  » parasite  » qui ne vit pas mais qui subsiste, qui se rattache à son passé obsolète ou qui tente de survivre grâce à son hôte. Une addiction croissante à la robotisation que l’on peut déjà constater avec l’équipement médical dans les hôpitaux dépourvus de générateur auxilliaire lors des pannes du réseau électrique alors que jadis il y avait des infirmières pour veiller sur les malades. Ou bien l’archivage de données personnelles pouvant littéralement disparaître de la mémoire des ordinateurs voire celles qui sont privées pouvant tomber entre de mauvaises mains comme cela a été la crainte du service des impôts et des douanes britanniques ayant perdu les fichiers informatiques bancaires de 25 millions de personnes en novembre 2007 alors que jadis il y avait des employés pour rédiger les documents et classer des dossiers.

Conclusion

2001Même la modernité d’un tel système court de graves risques. Souvenons-nous des renseignements confidentiels sur la localisation et les caractéristiques des centrales nucléaires américaines mises accidentellement sur internet en juin 2009 et précédemment, en janvier 2003, lorsque le ver Slammer/Sapphire, un virus informatique, avait infecté le réseau local de la centrale nucléaire de Davis-Besse, dans l´Ohio. De nombreux navets hollywoodiens ont déjà montré les risques majeurs encourus par l’interdépendance informatique. Un attentat cyber-criminel à l’encontre d’une centrale nucléaire pourrait déclencher une nouvelle catastrophe du genre de Tchernobyl aux conséquences irréparables reconnues : désastre écologique, contamination de l’alimentation, cancer de la thyroïde, malformation génétique des nourissons. C’est un scénario très plausible dont le fautif sur tous les plans ne serait pas l’informatique mais uniquement l’être humain et sa fâcheuse tendance d’attendre que les choses se produisent pour ensuite réagir même si ce n’est pas vraiment d’un coupable que nous parlons ici mais uniquement de la causalité qui pourrait conduire à ce type de drame et nous savons pertinemment que la réalité dépasse parfois la fiction. Parce que des métiers ne seront plus nécessaire dans cet autre monde, parce que des fortunes ne seront plus accessibles dans cet autre monde, parce que le contrôle des masses ne sera plus entre les mains d’une minorité et parce que le choc des civilisations ne sera plus qu’uneculture d'ailleurs vérité chuchottée mais bel et bien un terrible constat entre le nord et le sud, entre les pays développés de l’Occident et les nations pillées du Tiers-Monde, le progrès de la science est au chevet de la prochaine évolution de la psyché de l’humanité qui aura pris conscience du sens des vraies valeurs lorsqu’elle aura enfin compris son but dans la vie et finalement décidée de faire un pas en avant pour ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. « Je crois à la vertu des petits peuples. Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques uns. » André Gide.

Les sept péchés capitaux de l’Occident

Par Saïd Ahmiri

Introduction à la spirale de la violence

Ingérence, souffrance, indécence, désespérance, médisance, arrogance, c’est l’ère de la violence. Son âge d’or retraçant une spirale sans fin d’action, de réaction et de complication, d’attaque, de contre-attaque et de réciprocité. Dans le fond, peu importe qu’elle soit brute et primaire ou voulue et machiavélique, qu’elle soit verbale ou physique, le témoignage d’un harcellement ou le concept de l’insécurité dévoilée dans la lucarne plasma, et emballée dans une boulette d’aluminium ou encore derrière une vitrine de la rue d’Aerschot au nord de la Babel européenne, elle forme les aspects des fédérations libres de l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord. Cette véhémence issue du mal qui se travestit, qui sourit ses mille et une tentations jusqu’à s’échanger ou se vendre, a pris une place considérable au sein de la société contemporaine. D’avantage encore dans ce nouveau millénaire ultra-numérique où des nations meurtrières, étant coupable de liberticide et n’ayant absolument plus rien à envier à la cité légendaire de Babylone, font gober de perfides mensonges aussi gros que des avions. « Par l’insensible progrès de la perversion, l’homme peut en venir à aimer ce qu’il nomme le mal, pour le mal même. » Blondel, Action. Les diverses formes distinctes de la terreur sont utilisées depuis les géants empires de l’antiquité pour assurer le pouvoir persécuteur des despotes pharaoniques. Usant de corruption, tous les prétextes sont déployés pour le garder le plus longtemps possible à l’image des régimes présidentiels arabes. De nos jours, la plus sanguinaire chronique scandaleuse est la guerre contre le terrorisme, une nouvelle page de l’Histoire. Ce qui impose par conséquent que tous les gouvernements de la planète doivent se plier aux ordres de la tyrannie washingtonienne, le bras armé de la liberté. « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. » George W. Bush, 1er novembre 2001. Les répercussions seraient catastrophiques. N’oublions jamais que les commandeurs tourmenteurs des armées des ténèbres sont du même côté que celles et ceux qui osent nommer les pays voyous de l’Axe du Mal. Les maîtres pragmatiques qui autrefois, en reconnaissant leur grande utilité, les ont aidés financièrement pour servir principalement leurs intérêts : la Corée contre le Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale, l’Afghanistan contre l’URSS pendant la Guerre Froide, l’énigmatique guerre Iran-Irak. De l’ingérence étatique à l’arrogance culturelle, la diabolisation systématique est dénaturée d’une fresque cinématographique. « Hollywood et le Pentagone ont le même code génétique. » Nous savions déjà tout ça. Nous, citoyens des démocraties atlantistes, ne sommes pas les victimes d’un subversif système doctrinal, nous le soutenons aveuglément. Lui, l’Occident.

David Rockefeller » Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés.  » David Rockefeller. Propos tenus lors de la réunion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991.

Processus d’intoxication

contrôle mentalParadoxalement à la technologie et aux avancées scientifiques censées améliorer les conditions de vie, la dégénérescence des moeurs de l’Homme, la machine à faire du fric, est le plausible constat des décadences de la liberté illimitée de l’Occident ainsi que le lent aboutissement d’une idéologie méthodique analogue aux programmes noirs du régistre émotionnel de type MK Ultra, Project Monarch, Méthode PDH (Pain, Drug and Hypnosis), Liste MISE (Money, Ideology, Sex et Ego) et dans les fondations de la psychologie moderne tel que le conditionnement classique pavlovien, un thème important repris dans le roman d’Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes. « On utilise souvent l’expression « chien de Pavlov » pour décrire quelqu’un qui réagit de façon instinctive à une situation, plutôt que d’utiliser son esprit critique. » Nous savons pourquoi les malveillants psychothérapeutes du gouvernement fantôme de la planète se sont élancés dans cette vaste campagne de guerres psychologiques. Les objectifs sournois de la régression de l’intellect – des dégradations cérébrale et morale par le biais de désillusions, du matérialisme, de futilités superficielles – visent autant l’abrutissement des masses que les contrôles comportemental et psychique par une forme d’intelligence prétendue supérieure mais toujours humaine. Selon Wikipedia, rappelons une fois de plus car on ne le répétera jamais assez que « l’on parle de manipulation mentale lorsqu’un individu ou qu’un groupe d’individus exerce une tentative de prise de contrôle de l’esprit et du comportement d’une personne ou d’un groupe (…) Des formes extrêmes en seraient par exemple le lavage de cerveau, ou des manipulations conduisant au suicide » ou encore conduisant à satisfaire démocratiquement l’opportunité des enjeux géopolitiques de grandeur nationale sur le plan international telles que l’hégémonie planétaire, l’obédience énergétique et la régulation financière. La fin justifie les moyens a dit Machiavel. Dans la mission de contrôle de l’opinion publique, notons que l’endoctrinement par la religion ou la politique, par la régularité de divers tous-les-jours-je-lave-mon-cerveau-avec-la-tele-pochoirmoyens de pression psychologique (les images) ou le martèlement indéfini des mêmes affirmations (les sons) aurait la capacité à dissoudre tout esprit critique chez celui qui le subit. C’est notamment le cas de l’instrumentalisation psychiatrique, pédagogique et politique de la Shoah en France ou partout ailleurs. Voici deux célèbres citations nazis pleines de pertinence que l’on voit beaucoup circuler sur le net depuis le 11 septembre 2001 : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge; répété dix mille fois il devient une vérité. » émise par Adolf Hitler et « Plus le mensonge est gros, et plus les gens y croient. » de Joseph Goebbels. Critiquant les théories behavioristes qui tentent candidement de résumer l’intelligence humaine à des phénomènes d’apprentissage et d’imitation sur le modèle de l’éthologie (science des moeurs) animale, l’éminent professeur émérite de linguistique au MIT (Massachusetts Institute of Technology) Noam Chomsky parle de l’endoctrinement comme d’une réalité qu’il est « urgent de comprendre (…) mais plus facile à déceler dans les sociétés totalitaires que dans les systèmes de « lavage de cerveau au nom de la liberté » auxquels nous sommes soumis et que nous servons de façon plus ou moins consciente ». Propaganda : un texte fondateur sur la communication moderne.

Dualisme notoire

A l’image de la pomme pourrie dans le panier, les fléaux anthropiens prolifèrent à toute vitesse, non pas à notre insu mais au dépens de nos actes, de toutes nos oeuvres manichéennes. Un peu comme la cupide soif d’argent poussant à l’envie, à ce terrible péché capital de possession au terme transformé par les superpuissances en intérêts économiques pour la nation. La logique démocratique du bombardement militaire trouve dès lors sa justification après une longue campagne de lobotomie propagandiste. Souvent chez le quidam, il arrive que les nerfs lâchent et bien au-delà de cet autre péché capital de la colère entraînant parfois des actes regrettables, c’est la haine abjecte qui parle d’elle-même à la place de la raison, loin de la moralité, très loin des valeurs transmises par l’éducation parentale. Dire « réfléchir avant d’agir » ou « tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de l’ouvrir » sont et restent deux modestes antidotes à cette haine propre du coeur faible du commun des mortels. Mais sans se voiler la face, il faudra beaucoup de temps, plusieurs générations peut-être, pour permettre au changement d’attitude, à regretl’évolution des pensées, d’apporter des résultats concluants. Chez les êtres doués d’une certaine sensibilité, aux antipodes de celle et ceux qui n’éprouvent le moindre scrupule dans leur exaction au point de laisser transparaître leur indifférence en blessant volontairement l’estime d’autrui et qui plus tard vienne réclamer un pardon car le temps a poussé à la réflexion, le remords ou le regret s’installe dans les méandres du cerveau alambique pire qu’une migraine atroce et tel un souvenir que la mémoire ne peut plus oublier, ne peut effacer aussi facilement sans rédemption. Le mal-être consumme, ronge, fait se morfondre et parfois pousse à se plier sur soi-même. Après l’amertume, c’est le refoulement qui attaque le mental avant la crise d’égo résultant des mécanismes de défense psychologique. Ou alors est-ce l’action souhaitée dues aux dysfonctionnements psychiques ?

L’esprit est-il votre ennemi ?

« Où la révélation surnaturelle finit, la révélation rationnelle commence. » Proudhon, Les Confessions d’un révolutionnaire pour servir à l’histoire de la Révolution de Février. La conscience, cette petite voix dans la tête que tout le monde n’écoute pas, n’est pas un moteur qui nécessite de l’essence car elle ne tombe jamais en panne. Tout comme l’esprit, une mécanique d’une grande complexité qui parfois joue des tours et dont la race humaine est très loin d’en avoir fait le tour, moins la psychologie que la philosophie. Sans l’ombre d’un doute prison & libertécar dans le journal, il n’y aurait pas que la page des faits divers, tantôt surprenante, parfois amusante, souvent méprisante, qui n’existerait plus si tel avait été le cas. L’esprit peut métaphoriquement être perçu comme une plante ayant constamment besoin d’eau, des connaissances, et qui se nourrit principalement de lumière dans un terreau sain, un environnement équilibré, pour s’émanciper fructueusement, pour faire ainsi germer ses bourgeons, des actes louables alliées à des oeuvres bénéfiques. Il en nait des fruits révélant l’activité estimable de sa réfléxion interieure. Et cela, afin également de trouver d’autres solutions perspicaces à un problème sans devoir recourir à la force et en faisant fi des émotions primitives, la rancoeur et la vengeance, car il n’y a point de deshonneur dans la défaite ou l’échec mais seulement la maturation de nouveaux discernements. De la nourriture spirituelle donc qui implique forcément l’abstraction du péché capital de l’acédie (ou la paresse) trop ténébreuse pour l’individualité et engendrée par le mal. Un préjudice pratiquement inoculé au fil des générations successives depuis le siècle précédent, si ce n’est depuis la fin du Siècle des Lumières. Même en dehors du circuit classique de l’apprentissage, il lui faut, à l’esprit, cultiver perpétuellement des connaissances essentielles et complémentaires dans le cas de la spécialisation. Rechercher et retrouver l’ensemble des réelles richesses de la sagesse vertueuse des grands prédécesseurs humanistes parce que l’ignorance n’a plus lieu d’être face à l’imminence d’une unité globale. J’ouvre une parenthèse. Surtout à cette époque obscurément léthargique, dans ce cycle actuel de guerres éclairs désirées qui éclatent aux quatre coins du globe pour des paix factices. Des diktats pré-fabriquées d’où émerge une lutte des classes et par la suite une division voulue de la société entraînant sur un schisme du pouvoir prémédité longtemps à l’avance pour le contrôle territorial, les richesses nationales, les ressources des combustibles fossiles ou les zones stratégiques représentant les seules et uniques vraies motifs des belligérances modernes post-Hiroshima & Nagasaki quand l’humanité a démontré quelques ersatz maléfiques de l’apocalypse nucléaire. Les deux jours les plus sombres de toute l’Histoire lorsque l’intelligentsia américaine a prouvé la capacité de l’Homme à provoquer son auto-extinction et l’annihilation de nombreuses autres innocentes espèces biologiques, à déclencher des imitations méphistophéliques des châtiments divins comme les destructions bibliques des cités pécheresses de Sodome et Gomorrhe. Il est impératif de s’informer soi-même, de trouver les réponses aux questions que l’on se pose et ne plus avaler les informations pré-machées. Vous qui lisez ces lignes, vous devez probablement déjà savoir tout ça mais est-ce le cas de vos proches ?

l'évolution des pensées
Vers l’évolution des pensées

L’eugénisme remonte à la nuit des temps. Déjà présente dans la littérature grecque antique, l’expression abrégée « Kalos kagathos » qui signifie littéralement « beau et bon » était utilisée pour décrire un certain idéal de l’être humain, tant sur le plan intellectuel que sur le plan physique. En quête d’épanouissement de l’homme, « Mens sana in corpore sano » qui se traduit par « Un esprit sain dans un corps sain » est une autremétro boulot dodo citation, détournée de son premier sens et nettement plus connue, extraite des Satires du poète latin Juvénal déplorant les moeurs de ses contemporains mais incitant cependant l’homme à cultiver aussi bien le moral que le physique, les études ou le travail que le sport. Comment y parvenir avec le train-train quotidien, en passant 8 heures à dormir, 8 autres heures à l’école ou au travail en plus du temps pour y aller et revenir, se nourrir, s’occuper des enfants et 4 heures en moyenne devant la télévision et l’ordinateur ? Ne pas remettre en doute le système occidental équivaut à accepter les valeurs qu’il évangélise sous le dogme de la liberté, sous l’égide de la démocratie. De même que reconnaître ses torts, ce n’est pas évident de vouloir enseigner l’humilité, inculquer la modestie, prêcher la tempérance, professer la compassion, développer la bienveillance, apprendre la tolérance et d’une manière globale propager des vertus. Il n’est pas aisé du tout de vouloir conduire les fils d’Adam et les filles d’Eve vers le retour aux sources, l’humanisme, le respect mutuel des convictions personnelles et au-delà vers de la philanthropie intellectuelle pour combattre les préjugés de l’ignorance et les stéréotypes de la méconnaissance. Juste le partage d’informations saines sans pour autant chercher l’endoctrinement de la populace, ni créer des tensions claniques, ni même s’accaparer quelconque forme d’honneur individuel ou sectaire. Uniquement de l’altruisme spirituel pour soutenir le développement des mentalités qui ne sera jamais plus qu’un échange d’idées entre personnes cultivées où il est fort possible qu’il en résulte un conflit de pensées et/ou un « brainstorming » entre des âmes civilisées. Nécessaire ou pas mais où chaque témoin qui possèdait déjà sa propre opinion formulera aux siens un autre avis opposite ou similaire à sa position antérieure. Là où chacun déviera ou s’enfoncera dans son courant métaphysique grâce à l’apport de ces nouveaux Bilderbergersfacteurs méconnus ou inconnus révélés à l’entendement général pour la résolution d’un problème, pour le progrès de l’intellect, pour l’essor de l’universalité multicivilisationnelle. De peur que des lecteurs et lectrices se soient perdus en route en raison d’une certaine actualité de mai 2009 avec le sommet privé organisé par le technocrate Bill Gates et son club de multi-milliardaires, je tiens à préciser que cette philanthropie (Du grec philos (ami), et anthropos (homme), la philanthropie est la philosophie ou doctrine de vie qui met l’humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par des multiples moyens, et ce de manière désintéressée.) abordée à l’instant pour enrichir l’esprit, et pour les enfants de demain, n’est pas celle complètement contradictoire à la philanthropie qui réclame des mesures spéciales contre la croissance démographique voire des solutions arbitraires dans ce même cadre de la diminution radicale d’une large partie de la population mondiale. Ici bas, qui possède le droit de formuler la séléction des personnes qui méritent de vivre et des humains traités en déchets qui doivent disparaître ? De bonnes oeuvres purement misanthropiques formulées non pas au nom de l’avenir de la planèteGeorgia Guidestones bleue mais uniquement pour les intérêts obscurs des sociétés secrètes – Maintenir l’humanité en dessous de 500.000.000 individus en perpétuel équilibre avec la nature, premier des dix commandements du Georgia Guidestones – que l’on croit ou non aux plus cataclismiques théories du complot. Là n’est pas la question mais plutôt une pointilleuse remise en question des aspirations probes de l’humanité occidentale : alcool, bling bling, drogue, jeux, sexe et reality show dans le système ghetto métro boulot dodo. C’est avant tout un appel à une introspection planétaire. De toute urgence au devant des risques majeurs de cette interminable ère de la violence qui transforme le monde en un cloaque abyssal, déclenchée plus que certainement selon moi par les instigateurs initiaux d’un Ordo ab Chao (l’ordre à partir du désordre), et dans le but honorable de bien tout comprendre dès maintenant pour mieux anticiper les conséquences futures de la somme de tous les choix conflictuels que nous faisons tous et toutes ici en Occident pendant nos achats, pendant nos discussions, pendant nos votes. De ces choix sionistes des politiques onusiennes ainsi que de nos gouvernements sourds à nos cris durant les manifestations altermondialistes contre les différentes facettes de la mondialisation et face à toute démarche d’autocratie pure et dure. Jusqu’aux choix difficiles du proche passé tragique de nos familles natives ou immigrées suite à la Seconde Guerre Mondiale mais à présent entremélées les unes aux autres. Unies au plus profond de l’individualisme, même sans un regard porté, même sans un sourire offert, même sans un seul mot partagé à cause de tout ce qui a été engendré par nos nombreuses différences exploitées par les puissances maléfiques pour asservir l’homme, pour enchaîner l’esclave à l’hédonisme, cette vulgaire tendance à rechercher le maximum de satisfactions que le docteur de l’Eglise Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique a défini en outre au XIIIième siècle par les péchés capitaux de l’avarice, de la gourmandise et des plaisirs charnels de la luxure.