Catharsis

De la révolution psychologique à l’évolution technologique

Posted in Consumérisme, Hédonisme, Matérialisme, Réflexion, Société, Technologies by Bao on 27 février 2010

par Saïd Ahmiri

Involution
Question : « Est-ce le progrès de la science et/ou le sens des valeurs qui peuvent définir le degré d’avancement de l’évolution de la conscience des êtres humains ? »

Tout d’abord, souvenons-nous. Ce n’était il n’y a pas si longtemps. Un jour ou l’autre, soit dans la presse, à la télévision ou sur internet, nous avons tous été confrontés aux images bouleversantes de la mort en direct de la manifestante persane Neda Agha-Soltan lors de la répression du régime iranien. Ou des images affligeantes du corps calciné au phosphore blanc de nombreux civils palestiniens par les forces armées de l’entité sioniste. Ou encore les images choquantes de l’humiliation des prisonniers à Abou Ghraib et de la torture américaine à Guantanamo. Si ce ne sont les pénibles images du génocide de plus de 8000 Bosniaques à Srebrenica malgré la présence d’un lourd contingent de 400 Casques Bleus Néerlandais, et un an plus tôt, les douloureuses images du charnier de l’école de Nyarubuye au Rwanda durant l’été 1994 où ce sont 800 000 Tutsis qui ont été massacrés par les milices Hutus armées par la France tandis que ailleurs en Afrique, ce sont des vieillards qui ont étéRwanda décapités, des personnes enfermées et brûlées vives dans des maisons, des femmes enceintes éventrées à l’arme blanche, tout simplement parce que les rebelles « voulaient connaître le sexe des enfants qu’elles portaient », des bras, des jambes et des sexes de petits garçons tranchés à la machette, la peau brûlée au tison ardent, des yeux crevés à l’aide de produits chimiques jusqu’au summum de l’ignominie, commettre des actes de cannibalisme. C’est à se demander quelles sont les leçons de la Seconde Guerre Mondiale ont été retenues à la vue de ces ossuaires africains ou balkans mais la vraie question à se poser est :  » Avons-nous tout vu ?  »

Certes, insoutenable est l’ère de la violence en ces heures sombres de croisades eurasiennes et de multiples crises mondiales, les guerres orchestrées par des luttes de pouvoir sont peut-être loin des villes occidentales, les horreurs y sont aussi omniprésentes. Il n’y a qu’à songer un instant aux sadiques lynchages en bande en prenant en compte deux récents exemples français, le Gang des Barbares et la LDJ (Ligue de Défense Juive). Songer un instant à ces innommables infanticides tels que le carnage nivellois de Geneviève Lhermitte égorgeant ses cinq enfants – Yasmine (14 ans), Nora (12 ans), Myriam (10 ans)Josef Fritzl, Mina (8 ans) et Mehdi (3 ans) – ou l’affaire des bébés congelés par Véronique Courjault. Mais également des incestes si répugnants tel que le cas hyper médiatisé en Autriche d’Elisabeth Fritzl qui a été emprisonnée pendant 24 années infernales dans la cave du domicile familliale, violée depuis l’âge de 11 ans par son monstrueux père, Josef Fritzl, et à qui elle a donné 7 enfants. Ou à l’inqualifiable pédophilie des prêtres catholiques aux États-Unis, au Canada, en Espagne, en Irlande, en France, à Marc Dutroux, Michel Fourniret, Wolfgang Priklopil, etc. De même Cho Seung-Huique les impitoyables tueries en milieu scolaire de Winnenden en Allemagne le 11 mars 2009, de Kauhajoki en Finlande le 23 septembre 2008 moins d’un an après celle de Jokela le 7 novembre 2007, celle de l’université Virginia Tech le 16 avril 2007 faisant trente-trois victimes, dont le tueur Cho Seung-Hui, et vingt-neuf blessés qui restera l’un des massacres les plus meurtriers de l’histoire des États-Unis avec la célèbre fusillade du lycée Columbine le 20 avril 1999. La liste des atrocités dans l’enceinte même de la société est bien plus longue que la somme de tous les conflits depuis que l’humanité existe.

Entre amertume et hypocrisie

Chez certaines personnes ayant une vision pessimiste de la vie, il n’est pas impossible qu’un sentiment de profond dégoût pour la race humaine doit envahir l’esprit à ce très bref rappel d’une petite poignée d’événements tragiques qui ont secoué les XXe et XXIe siècles. Du moins ressentir une haine compréhensible envers les ennemis de l’humanité. Tandis que pour d’autres personnes cherchant coûte que coûte à culpabiliser quelqu’un, il est sûrement arrivé d’en rejeter la faute ou même de maudire Dieu laissant se faire de tels actes épouvantables qui, ma foi, étant d’avantage de l’oeuvre du diable que d’autre chose. L’aversion étant l’ultime prétexte pour tenter de trouver une explication moralement logique à la cruauté sanguinaire quasi innée à l’homme primitif postmoderne. Chacun porte sa croix. Une minute de silence à la mémoire des disparus est habituellement réclamée pour le salut de leur âme et la vie reprend ensuite son cours habituel comme s’il ne s’était jamais rien produit. Jusqu’au prochain malheureux écho, un nouvel odieux incident dramatique qui viendra à nouveau défrayer la chronique, animer quelques grotesques discussions sur l’incompréhension du geste de ces monstres inhumains, partager la terrible douleur des proches des victimes durant une veillée de nuit à la chandelle précédant les voeux de sympathie des membres du gouvernement durant les funérailles ou la Conseil de Sécurité de l'ONUcérémonie en hommage aux défunts. Leur seule présence étant un bien bel exemple de l’hypocrisie étatique des politiques business garantissant le droit de porter des armes à feu sous l’égide de leur constitution, autorisant le passage de convoi d’armes sur leur territoire moyennant une généreuse contribution, approuvant l’envoi de cargaisons de munitions vers les zones de conflit ou étant ni plus ni moins les premiers pays à exploiter le filon très rentable de l’armement tout en siégant au Conseil de Sécurité de l’ONU. C’est le comble de la félonie. L’idéologie de la dominance entre les grandes puissances ne se préoccupe guère du bien-être ou des dommages collatéraux que leurs choix politiques vont occasionner mais se fonde uniquement sur le pouvoir du contrôle.

Le coccon de l’Occident

Alors, est-ce le progrès de la science et/ou le sens des valeurs qui peuvent caractériser le degré d’avancement de l’évolution de la conscience humaine ? Pour y répondre, peut-être devrions-nous sérieusement nous demander si l’état de conscience de ces dangereux ennemis de l’humanité est réellement sorti du Moyen-Âge ? Et cela, peu importe que l’homme soit parvenu à envoyer des robots sur Mars, qu’il s’aventure dans le clonage autant que dans la nanotechnologie, qu’il ait connecté pratiquement toute la planète par le biais de l’internet, ou la téléphonie mobile, et que l’espérance de vie pour le japonais est de 78,67 ans et 85,56 ans pour la japonaise alors qu’en Angola elle n’est seulement que de Occident & Tiers-Monde36,73 ans pour l’homme et 38,57 ans pour la femme selon les données provenant du CIA World Factbook édition 2008, rappelant ainsi l’immense gouffre qui sépare toujours les pays développés de ceux en voie de développement. Peut-on résumer cette anthropomorphologie psychique de la race humaine à l’amélioration du mode de vie d’une maigre partie du monde ? Nous pouvons surtout dire de l’existence des civilisations occidentales qu’elle dépend étroitement de sa capacité à combler des aspirations matérialistes et à solutionner des insuffisances systémiques, des nécessités de production pour satisfaire le consumérisme de la société « télé-achat » quitte à s’orienter dans le pillage, et le gaspillage, des ressources partout ailleurs dans le monde du libre-échange. Dans ce cas, il s’agit alors uniquement de résolution de problèmes égocentriques, non de l’évolution de la conscience de l’humanité à proprement parler. Cette satisfactionCoccon living tomorrow comportementale étant similaire à un coccon très loin d’un véritable élan de développement évolutif de la psyché de l’homme. « Depuis le Siècle des Lumières, des mouvements intellectuels tentèrent à leur époque de résoudre un de ces plus grands paradoxes de la modernité : plus le monde se rétrécit et tend vers l’intégration, plus chacun a dans son expérience personnelle le sentiment que la société s’atomise et se disperse. C’est d’ailleurs ce qu’ont observé Karl Marx et Friedrich Engels dans les années 1840. Ironiquement, l’émergence de cette mondialisation, plutôt que de faire apparaître le meilleur de la solidarité humaine, a coïncidé avec l’accroissement des divisions raciales, ethniques, religieuses et sociales, dans l’émergence de nouvelles cultures. » Wikipedia.

Un seul peuple, une seule pensée ?

De l’Antiquité à l’ère de la planétisation, un grand nombre d’historiens, philosophes, poètes et scientifiques se sont évertués à chercher les différentes réponses des divers formes de l’évolution de l’humanité : Anaximandre de Milet, Héraclite d’Ephèse, Anaxagore de Clazomènes, Empédocle, Démocrite d’Abdère, Aristote, Théophraste d’Erèse de Lesbos, Pline l’Ancien, Lucrèce, Epicure, Albert le Grand, Léonard de Vinci, évolution humaineMachiavel, Spinoza, Charles Linné, Maupertuis, Buffon, Diderot, Lamarck, Saint-Hilaire et Charles Darwin pour ne citer que les plus célèbres. Depuis lors, de nouveaux concepts, théories et sciences très peu connues voient le jour pour tenter de résoudre les énigmes évolutionnistes qui ne cessent d’apparaître pendant que les connaissances universelles s’amplifient au moyen des progrès de la science et de l’intellect des penseurs. Par exemple, celle inventée par le chimiste russe et père de la géochimie moderne Vladimir Vernadski, la noosphère, un concept de représentation d’une couche de faible épaisseur entourant la Terre qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l’humanité et toute la capacité de cette dernière à penser. Selon Teilhard de Chardin qui a repris le terme : « C’est la vision d’une humanité dont l’imaginaire, les pensées, les idées, les découvertes, en d’autres termes le psychisme ou la conscience tissent progressivement une « noosphère » de plus en plus serrée et dense, génératrice de toujours plus de conscience, et d’une conscience de plus en plus solidaire, de plus en plus planétaire. » Une sorte de conscience collective de l’humanité et dont internet qui propage le savoir à tout le globe terrestre est un outil exemplaire, ou par excellence, du concept philosophique de la noosphère qui puise ses origines fondamentales au Ve millénaire avant Jésus Christ, à Sumer, avec l’invention de l’écriture. Moins spirituel mais d’avantage scientifique dans l’histoire mouvementée de la pensée évolutionniste, l’étude créée par le théoricien néodarwiniste français d’origine roumaine Denis Buican, la biognoséologie ou la théorie de la connaissance. Elle est au carrefour de vastes domaines dont la biosphère, le comportementalisme et l’éthologie comparée des êtres vivants. Tant bien même les connaissances peuvent et se doivent de devenir universelles, il ne peut exister une civilisation mondiale à la pensée unique et guidée par une gouvernance mondiale car cela impliquerait la mise en commun à l’échelle planétaire de manières, de valeurs, de pratiques, de croyances, et même des orientations culturelles, économiques, écologiques, militaires, politiques, religieuses, sociales, etc. Loin de l’incident eschatologique de la Tour de Babel, d’une seule languechoc des civilisations et d’une seule écriture adoptées de tous les peuples, la diversité des cultures, l’héritage communautaire et l’identité patriotique d’aujourd’hui sont les obstacles majeurs à cette mondialisation et demeurent pour certains pays de précieux barrages à l’occidentalisation. Dans le Choc des Civilisations de Samuel Huntington : « le monde est plus que jamais multipolaire et multicivilisationnel. Il serait ainsi impossible de parler d’une civilisation mondiale émergente. » Pacifiquement, le projet d’un Nouvel Ordre Mondial est ainsi voué à l’échec ni hypothétiquement, ni à cause du fruit d’une utopie personnelle mais par simple constatation implacable des modes de vie d’un pays à un autre, d’un continent à un autre et des traditions qui se transmettent de père en fils depuis de longues générations. Arbitrairement, c’est à dire avec le possible emploi des armes pour un passage en force, c’est une toute autre histoire d’impérialisme totalitaire qu’il est de coutume d’appeler une dictature. Ce qui équivaudrait à une preuve de plus que l’évolution de la conscience de l’humanité est bloquée par ces mêmes ennemis de l’humanité.

 
Le système Technoworld

Etant un ouvrier de profession, j’ai été un témoin direct, à deux reprises, d’un grand danger qui menace la société de demain que Denis Buican traite partiellement dans son livre « L’odyssée de l’évolution » paru en 2008 aux éditions Ellipses. Je parle robotisation industriellede la robotisation, en particulier du fait de remplacer le travail des hommes par celui des machines au nom de la productivité et de la rentabilité. « Le but d’une robotisation n’est pas forcément de produire plus et mieux qu’un homme, mais de le supprimer. Toutes les tâches dépendantes du savoir-faire plutôt que de la conception sont susceptibles d’être robotisées : cueillir des pommes, réparer une automobile, traduire, servir derrière un comptoir, s’occuper d’élevages d’animaux, changer les couches d’un enfant ou pratiquer une opération du cerveau. » Rue89, Si les robots font tout le boulot, que va faire l’homme ? C’est également déjà le cas dans les domaines policier avec la surveillance remplacée par des caméras et militaire avec notamment les drones et les satellites espions remplaçant la reconnaissancerobot de combat des soldats, parfois même leur sale besogne d’élimination des cibles. « Aux Etats-Unis, le Pentagone a décidé que dès 2015, un tiers de ses véhicules terrestres devrait rouler sans pilote. La Darpa organise pour cela des courses ouvertes aux constructeurs du monde entier. (…) Dès lors, tous les taxis de France seront menacés de disparaître, et parce que la robotique est parfaitement générique et versatile, ce seront les chauffeurs de bus, les transporteurs routiers et les livreurs qui seront remplacés en une à deux générations automobiles, c’est à dire entre quatre et huit ans. » Rue89, Si les robots font tout le boulot, que va faire l’homme ? Comment va-t-il se nourrir sans travail ? L’intelligence artificielle remplacera-t-elle un jour l’intelligence humaine ? Les cyborgs remplaceront-ils un jour les humains ? Aujourd’hui, ce sont sans doute des considérations d’une finalité extrêmiste sorties tout droit d’un cerveau de conspirationiste mais c’est dans cette direction que l’humanité marche. Au crépuscule du Siècle des Lumières, personne ne devait imaginer qu’un jour il serait possible de mettre des centaines d’encyclopédies sur une clef USB.

Signes avant-coureurs

Dans les obscurs préambules de ce monde supratechnologique dirigé par des technocrates despotiques à l’instar de l’Architecte dans Matrix joué par l’acteur Helmut Bakaitis, nous pouvons déjà remarquer que confier à des machines le travail des hommes nuit à l’homme et globalement à la société pour diverses raisons telles que la dépendance, la perte du savoir-faire, l’augmentation du chômage et de la pauvreté. « Au fur et à mesure que les sciences et les techniques progressent, le travail manuel des ouvriers aura de moins en moins d’importance et, dans le monde d’automatisation et de cybernétique du XXIe siècle, il semble condamné à disparaître en tant que tel (…) Il est probable que les machines cybernétiques n’aboliront pas seulement le travail manuel, mais aussi le travail intellectuel de mémorisation et de routine, laissant à l’homme du futur l’unique activité de création originale. » Denis Buican, l’odyssée de l’évolution. Sur plusieurs générations, cette forme d’involution aura pour effet de rendre l’homme complètement à la merci des machines. Une espèce de  » parasite  » qui ne vit pas mais qui subsiste, qui se rattache à son passé obsolète ou qui tente de survivre grâce à son hôte. Une addiction croissante à la robotisation que l’on peut déjà constater avec l’équipement médical dans les hôpitaux dépourvus de générateur auxilliaire lors des pannes du réseau électrique alors que jadis il y avait des infirmières pour veiller sur les malades. Ou bien l’archivage de données personnelles pouvant littéralement disparaître de la mémoire des ordinateurs voire celles qui sont privées pouvant tomber entre de mauvaises mains comme cela a été la crainte du service des impôts et des douanes britanniques ayant perdu les fichiers informatiques bancaires de 25 millions de personnes en novembre 2007 alors que jadis il y avait des employés pour rédiger les documents et classer des dossiers.

Conclusion

2001Même la modernité d’un tel système court de graves risques. Souvenons-nous des renseignements confidentiels sur la localisation et les caractéristiques des centrales nucléaires américaines mises accidentellement sur internet en juin 2009 et précédemment, en janvier 2003, lorsque le ver Slammer/Sapphire, un virus informatique, avait infecté le réseau local de la centrale nucléaire de Davis-Besse, dans l´Ohio. De nombreux navets hollywoodiens ont déjà montré les risques majeurs encourus par l’interdépendance informatique. Un attentat cyber-criminel à l’encontre d’une centrale nucléaire pourrait déclencher une nouvelle catastrophe du genre de Tchernobyl aux conséquences irréparables reconnues : désastre écologique, contamination de l’alimentation, cancer de la thyroïde, malformation génétique des nourissons. C’est un scénario très plausible dont le fautif sur tous les plans ne serait pas l’informatique mais uniquement l’être humain et sa fâcheuse tendance d’attendre que les choses se produisent pour ensuite réagir même si ce n’est pas vraiment d’un coupable que nous parlons ici mais uniquement de la causalité qui pourrait conduire à ce type de drame et nous savons pertinemment que la réalité dépasse parfois la fiction. Parce que des métiers ne seront plus nécessaire dans cet autre monde, parce que des fortunes ne seront plus accessibles dans cet autre monde, parce que le contrôle des masses ne sera plus entre les mains d’une minorité et parce que le choc des civilisations ne sera plus qu’uneculture d'ailleurs vérité chuchottée mais bel et bien un terrible constat entre le nord et le sud, entre les pays développés de l’Occident et les nations pillées du Tiers-Monde, le progrès de la science est au chevet de la prochaine évolution de la psyché de l’humanité qui aura pris conscience du sens des vraies valeurs lorsqu’elle aura enfin compris son but dans la vie et finalement décidée de faire un pas en avant pour ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. « Je crois à la vertu des petits peuples. Je crois à la vertu du petit nombre. Le monde sera sauvé par quelques uns. » André Gide.

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